En partenariat avec l’Association des Cinémas Indépendants de Nouvelle-Aquitaine (CINA), retrouvez une sélection de films qui ont marqué l’histoire du cinéma, à (re)découvrir sur grand écran : des œuvres majeures, restaurées dans des versions aux qualités d’images et de sons parfaites, régulièrement programmées tout au long de l’année.

Jeudi 1/03 à 20h30 : POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS

Réalisé par Sergio Leone
Western / Espagne, Allemagne, Italie / 1964 / 1h39

Film projeté en anglais sous-titré en français

Deux bandes rivales, les Baxter, trafiquants d’armes, et les Rojo, qui font de la contrebande d’alcool, se disputent la suprématie et la domination de la ville de San Miguel, au sud de la frontière américano-mexicaine. Un étranger, vêtu d’un poncho, arrive à dos de mulet dans cette petite ville et s’immisce entre les deux bandes. Proposant d’abord ses services aux Rojo, l’étranger va très vite tirer profit des deux camps à la fois, à la grande joie du fabricant de cercueils Piripero.

Maître incontesté du western spaghetti, Sergio Leone a su impulser une nouvelle dynamique au cinéma populaire italien, dans les années 60. Son œuvre, vision désenchantée de l’Amérique et du Far-West, a permis de révéler des talents comme Clint Eastwood. Sergio Leone entre dans l’industrie du spectacle dans les années 50. Il est d’abord assistant de nombreux réalisateurs italiens ou américains venus tourner en Italie, puis réalise (ou co-réalise) des péplums à succès (Le Colosse de Rhodes et Les Derniers jours de Pompéi). Sa carrière prend un nouveau tour lorsqu’il réalise, sous un pseudonyme (Bob Robertson), le premier volet de ce qui constituera plus tard la trilogie de l’homme sans nom (ou trilogie des dollars). Pour une poignée de dollars est une relecture crépusculaire, violente et décalée du western, qui connaît un grand succès. Le film s’inspire, sans le citer, du Yojimbo de Kurosawa, ce qui vaudra longtemps au réalisateur une réputation de faussaire. Suivront ensuite Pour Quelques dollars de plus en 1965 et surtout Le Bon, La Brute et le Truand, en 1966. Trois films qui permettent de révéler le talent de Clint Eastwood, en archétype du tueur à gages solitaire. Leone est alors à la tête de gros budgets et tourne pour la Paramount Il était une fois dans l’Ouest. Le film, remonté par les producteurs sera un échec au box office, mais constitue pourtant la quintessence du style de Leone, fait de longs passages silencieux, de gros plans de visages, et d’une utilisation particulièrement originale du grand angle. Malgré cet échec, Leone continue à tourner quelques films qui lui redonnent confiance et lui laissent les mains libres pour réaliser le film de ses rêves : Il était une fois en Amérique (1984). Ce chef-d’œuvre sera aussi son ultime projet.

Tarifs réduits le jeudi soir